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Arezki Larbi

Exposition
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"La Comédie des couleurs"
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Abstractions géologiques
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Arezki Larbi

« La peinture devient belle quand elle n'a plus de sens ». C'est par cette phrase énigmatique qu'Arezki Larbi nous introduit à son univers en nous offrant les clefs d'accès à une création féconde qui s'est imposée depuis 25 ans sur la scène artistique algérienne.

Traversant diverses étapes :
* peintre s'interrogeant sur les tatouages ancestraux, mémoire des peuples qui se transmettent par la forme en perdant leur sens initial,
* peintre de matière dans ses abstractions géologiques (série actuellement présentée à la galerie Riv'Arts à Paris), mémoire de la terre dont les éléments en érosion parlent d'un temps qui fut et que l'homme peine à déchiffrer,
* mémoires des émotions exprimées dans ses abstractions lyriques, où le geste et la couleur effacent la perception du sens,

à tout instant de sa carrière, l'artiste nous interpelle sur le sens caché des choses et sur l'invisibilité du visible. Pour ceux qui ont pu voir à Alger en 2004, l'œuvre « Anonymes » où la figuration réapparaît, cette thématique est abordée d'une façon totalement originale. Comment exprimer l'invisibilité de jeunes êtres morts anonymement pour leur pays. Œuvre qui nous rappelle également que pour l'artiste, toute création relève d'un engagement et que l'art n'est jamais superficiel ou gratuit.

Si cet artiste est aujourd'hui reconnu dans son pays où ses œuvres sont dans les plus grands musées, s'il a participé aux biennales internationales de la Havane, Dakar, à de nombreuses expositions internationales, il garde toujours la discrétion et l'humilité des grands peintres, se dédiant sans cesse à une quête créative toujours renouvelée. N'hésitant pas à tester techniques et supports totalement originaux, loin des modes occidentales et des mouvements dominants, l'artiste réussit à chacune de ses nouvelles expositions à nous surprendre.

A découvrir également une faccette moins connue de l'artiste : « Larbi, l'affichiste » - séries d'affiches réalisées pour la cinémathèque algérienne au cours de ces dix dernières années – exposition qui reflète l'attachement de l'artiste pour le 7ème art et ses nombreuses collaborations avec les grands noms du cinéma algérien.

 

 
Principales expositions
 La Presse a dit
  • Galerie du C.C.W.A. Alger (1982/1984),
  • Galerie Feraoun Alger Galerie El Mouggar, Alger (1983)
  • Institut national des travaux publics Alger (1985),
  • Institut de musique Bouira (1985), CNAP Lyon (1986),
  • Centre Pompidou Paris (1986),
  • Galerie Issiakem Alger (1986),
  • Musée National des Beaux-Arts Alger (1987/1988)
  • Centre Wilfredo Lam La Havane (1988),
  • Biennale de la Havanne (1989),
  • Gothe Institut Alger (1989),
  • Galerie Ipso Bruxelles (1989)
  • Cercle Franz Fanon Alger, Galerie du Château d'O,
  • Université euro-arabe Montpellier (1990)
  • Espace des Orangers Rabat (1990),
  • Cité Internationale des Arts Paris (1991)
  • Art jonction international Nice (1992)
  • Centres culturels français d'Alger, Tlemcen, Tizi-Ouzou, Annaba, Constantine (1993),
  • Centre Culturel Espagnol Alger (1993)
  • Palais des Congrès Le Mans (1995),
  • Konschthaus beim Engel Luxembourg (sélection Ville européenne de la Vulture 1995),
  • Biennale d'Art contemporain de Dakar (1996)
  • 1er prix Salon des Arts de Romainville,
  • Mairie de Paris 3ème Ardt. (1997),
  • Conférence internationale des Arts plastiques Vancouver Canada (1997)
  • American Church Paris (1999)
  • Mairie de Paris 10ème ardt (1999)
  • Musée des Beaux-Arts d'Alger (2000)
  • Fondation culturelle Abu Dhabi (2000),
  • Galerie Top Action Alger (2001/2002/2003/2004/2005)
  • Espace Ecureuil Marseille (2003)
  • Espace Rives Inédites Paris (2001/2002),
  • Centre culturel Français Alger (2004),
  • Galerie Riv'Arts (2003/2004/2005)

Commandes publiques et collections

Théâtre national algérien Alger – Ecole supérieure du Matériel Alger, Musée National des Beaux-Arts Alger, Centre culturel français Rabat, Musée Ahmed Zabana Alger, Musée de Constantine, Musée Edgar Dinet Boussaada.


Poignant sans être aride, aéré et concis à la fois, le « style » de Larbi, si tant est qu'on puisse parler de style pour une œuvre aussi mouvante et insatisfaite, s'il déroute parfois, ne serait-ce que par les formats ne sombre point dans le provocant…Osons-nous avancer : nous assistons à l'émergence d'un grand talent, d'un artiste qui exprime avec pertinence et chaleur tout le désarroi et le déchirement qui tiraillent la jeunesse algérienne.
Algérie actualité (Alger)

Sa démarche picturale ne s'apparente pas à un courant particulier mais révèle une vraie personnalité en quête d'expériences et de supports nouveaux…. Arezki se voit comme un artiste « nomade ». De fait, il l'est, dans un quotidien fait de voyages et d'expositions à l'étranger. Dans sa création aussi pour laquelle il multiplie les expériences, « les rencontres surtout sans lesquelles rien ne peut germer ». Dessinateur de presse, scénographe de théâtre, créateur de décors et de costumes pour le cinéma, il se frotte à toutes les disciplines, « à partir du moment où l'humain y tient une place de choix ».
Le Provençal (Marseille)

Ce n'est pas l‘Algérie des violences que présentent l'actualité et ses médias. Cette Algérie-là n‘apparaît pas... Se revendiquant d'une démarche « géologique » et naturaliste, Arezki Larbi mêle cartons, papier mâché, tissus, peinture, goudron et pierre dans des atmosphères à couleurs diluées, étalées, suggérant l'espace, l'esprit, l'inspiration, couleurs ténébreuses, terreuses de la houille, de l'anthracite et de l'argile. Il interroge l'histoire algérienne et kabyle en symboles, cristallisée dans le signes et gestes quotidiens, mystiques, comme les triangles ou la croix.
Kulturissimo (Luxembourg)

Haute et dense impression d'éternité quand il peint, le regard humain accomplissant l'indicible fusion de toute chose vue. La nature prend forme, couleur, consistance réelle et tangible sous l'impulsion de sa main inquiète, de ses doigts agiles qui toujours chercheront….
El Moujahid (Alger)

D'une simplicité et d'une modestie touchantes, Arezki gagne la sympathie de tous ceux qui l'approchent. On sent chez ce jeune artiste vibrer toute la sensibilité et la profondeur du sentiment qui sont nécessaires à tout art pour s'exprimer… Ici l'artiste va à l'essentiel, même si on ne comprend pas la présence voyeuriste de son propre regard à travers des clichés photographiques.
El Watan (Alger)