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Au théâtre des émotions fortes :Vie et mort de Katie Olson

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Vie et mort de Katie Olson
d'après le récit de James Garner

Katie Olson est une pyromane emprisonnée. Elle a mis le feu à une forêt et tué involontairement une famille qui campait là.
La justice de son pays a décidé sa condamnation à mort. Elle attend. Elle nous parle, en silence, du silence, du secret.
Très vite, elle apparaît comme un individu ne pouvant a priori pas susciter la compassion, encore moins l’identification. Chez elle, pas de ton plaintif ou de positionnement de victime. L’auteur l’a voulue repoussante à souhait et le crime qu’elle a commis, s’il ne dissimulait un terrible secret « résolu » par un autre crime également tenu secret, suffit à expliquer au regard de la justice du pays dans lequel elle vit, la décision judiciaire menant à sa condamnation à mort.

Mais expliquer n’est pas comprendre.
Juge-t-on de la même manière lorsqu’on se place du point de vue de la compréhension et, si l’on juge sans ce filtre-là, quelle forme d’humanité prétend-on protéger ?

La puissance du texte de James Garner réside du reste dans cette faculté à interroger ce qu’il y a de si trouble et de si changeant en nous : la capacité à juger.Qui juge qui ?

Le témoignage fictif de cette femme dont l’âge et la nationalité restent indéterminés place nos consciences face à d’autres interrogations rageuses et muettes :
Si la société cherche à rendre la justice, la peine capitale est-elle un châtiment juste ou ce châtiment n'est-il qu’une autre forme de la négation de la violence et de l'inhumanité présentes en chacun d’entre nous ?
La peine de mort peut-elle réellement apporter une réponse à la détresse humaine ?
Que faire avec les erreurs de jugement quand l’irréparable est commis ?

Sonia Codhant
Metteur en scène

Mise en scène : Sonia Codhant Comédienne : Marie Notte

À partir de 1993, après une formation dramatique variée, Sonia Codhant interprète plusieurs premiers rôles pour la télévision (Docks des Anges, Le Voyage de Pénélope, Drôles de Clowns, Le Violon Brisé) et le cinéma (Jeunesse, Solange Reine des Fleurs).
Elle participe également à deux sagas télévisuelles (La Grande Béké, Aventures Caraïbes) ainsi qu’à de nombreuses séries (Quai n°1, Highlander, Palazzo, Madame le Proviseur, Marie Franson, Julie Lescaut, Navarro, Les Monos, Une femme d’honneur, B.R.I.G.A.D., Commissaire Moulin, L’instit, Cordier Juge et Flic, SOS 18 …).
Une expérience d’animatrice à la télévision (Les Ecrans du Savoir sur La Cinquième) et à la radio (Lundirect – 89.4 MHz) la confronte pendant un an à l’excitation et aux impératifs du direct à l’écran et sur les ondes.
Son parcours théâtral est à son image ; éclectique.
Il lui fait rencontrer divers univers et manières d’aborder le plateau (Mon père avait raison de S.Guitry, mis en scène par J.C. Brialy ; Othello de W. Shakespeare dirigé par E. Meirieu au théâtre de la Croix Rousse à Lyon ; Le Boxeur Pacifique de J.Y. Picq et Psychose 4.48 de S. Kane sous la houlette de P. Foviau à Lille et Dunkerque).
C’est au sein de la compagnie La Vie est Courte, qu’elle fonde en 1997 qu’elle trouve un territoire de recherche scénique lui correspondant davantage. C’est dans ce cadre qu’elle s’essaie à la mise en scène en 1998 avec Le Journal d’un Fou  de N.Gogol qu’elle choisit de monter avec deux comédiens se partageant simultanément le même rôle sur scène.
Suivront quatre pièces écrites et mises en scène par David Noir toujours dans le cadre de cette  compagnie : Les Puritains, Les Justes-Story, Les Innocents et Terre !
Plusieurs aventures musicales jalonnent également ce parcours à multiples facettes :
Le Kabaret de la dernière chance  mis en scène par M.A. Sarmiento à l’Européen en 1994 dans lequel elle joue, chante et danse ; un spectacle Hommage à Serge Gainsbourg  élaboré par J.C. Maillard en 1996 à l’Entrepôt. En 2003, à la demande d’un quintette délirant, Les Lyriques Shakers, elle met en scène un Juke-box vivant autour d’une trentaine d’air d’opéra.
Elle écrit, compose et interprète le premier album d’Ocelot, groupe fondé en 2004 avec son complice Rémy Chatton, qui l’entraîne avec lui en 2005 sur la composition de la musique de scène de Class Enemy de N.Williams pour la Scène Nationale de Dunkerque.
Parallèlement à ses compositions musicales, elle écrit plusieurs pièces dont une pour deux comédien(ne)-danseur(se) : Exe/Lego  en 2002, ainsi que … ou ce qu’il en reste  en 2003, CORE(partition poétique à quatre voix) en 2005 et XY-Z  en 2007, année qu’elle consacre par ailleurs à la mise en scène du texte de James Garner « Vie et mort de Katie Olson ».


Marie Notte est née en 1979. En 1994, elle joue et danse dans Les variations autour de thème L’ennui (d’Alice) à l’Européen, et dans le cabaret Plutôt rouge velours au Théâtre des Etoiles ; pièces musicales de son frère, Pierre Notte.
En 2001, elle joue au Samovar Bagnolet dans Et vous embrasse aux côtés de Franck Dinet, et interprète le rôle de Marie dans une première mouture de Moi aussi je suis Catherine Deneuve, extrait donné au Théâtre du Rond-point.
En 2003, elle intègre la compagnie La Vie est Courte à la demande de l’auteur metteur en scène David Noir. Elle joue dans Les Innocents sur la Scène Nationale de Dieppe, aux Deux Rives à Rouen, au Pulsion Théâtre durant les festivals Off 2003 et 2004 et au Hublot à Colombes. Elle joue également dans Terre ! au Théâtre du Rond-point et au Théâtre 95 à Cergy.
En 2005, elle présente Station au Festival des nouveaux talents de la ville de Clichy, pièce courte pour cinq personnages qu’elle écrit et met en scène. Elle collabore également à l’écriture du one man show de Yann Abram, qu’elle met en scène à l’Espace St Honoré de Paris, présenté de novembre 2005 à juin 2006.
En 2006, elle tourne Ligne de Vie, court-métrage adapté d’une nouvelle de Marc Villard, sous la direction d’Isabelle Mattic et joue dans J’existe (Foutez-moi la paix) au Théâtre des Déchargeurs de et avec Pierre Notte et Karen Locquet. C’est avec ce dernier opus qu’elle part en tournée au Japon au printemps 2007.
Été 2007, elle intègre la Compagnie Le Dilettante pour la création au Festival Off d’Avignon de Les Couteaux dans le dos – Les ailes dans la gueule de Pierre Notte mis en scène par Emmanuelle Bougerol.
En 2008, elle retourne au Japon pour la création d’un nouveau spectacle musical au Théâtre Caï de Tokyo Dans la boue, dans la boue ! de et mis en scène par Pierre Notte puis, dans le cadre du festival Ciné Toiles, elle fait une lecture de Ressuscité (és), pièce courte qu’elle écrit à cette occasion.