NNoaman Faris - Le messager d’une mémoire rurale
Noaman Faris a vécu et travaillé à Khartoum au Soudan. Il est né dans la province de Malakal dans le Sud Soudan. Il suit ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de l’université de Khartoum où il reçoit un enseignement académique. Il choisit très rapidement d’abandonner cette voie pour rejoindre la mouvance « Al soudanawia » dont le fondateur, le professeur Ahmed Taieb Zein Alabdeen (décédé en 1997) prônait une réflexion sur une identité culturelle qui dépasserait les clivages ethniques et territoriaux traditionnels.
Si son travail évoque les traditions du Sud Soudan, en particulier le royaume de Fashoda - haut lieu de spiritualité pour les peuples animistes, Noaman Faris centre sa réflexion sur le monde rural soudanais. Il et en offre une vision totalement originale, un univers où se côtoie l’abstraction, les représentations symbolistes d’Afrique Centrale, des compositions quadrillées, typiques de l’école d’art soudanaise.
Maître des techniques telles que les pastels ou les encres, les lignes sont stylisées et les compositions rappellent le monde joyeux de l’enfance, univers où il évolue au quotidien lors d’ateliers avec les enfants des rues ou en tant qu’enseignant d’arts plastiques.
Noaman Faris était l’un des peintres de la jeune génération montante des plus prometteur et avait participé à de nombreuses expositions nationales et internationales. Il n’hésitait pas à mélanger styles et techniques à l’image du monde métissé, dont il était issu. Ce jeune artiste est décédé en 2007 d'une maladie grave et soudaine. |