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Le parcours

Expositions individuelles

De 1987 à 1996 : Khartoum
Ecole des Beaux-Arts de Khartoum, Hôtel Méridien, Hôtel Hilton, Centre Culturel Russe, Centre Culturel Francçais
De 1993 à 1996 : Kenya
One Off Gallery de Nairobi
De 1999 à 2018

Canada : Winnipeg - Centre Memmonite (2001)

Khartoum : Centre Culturel Français  (2003)
Galerie Min - exposition permanente

France :  Paris, Villejuif, Marseille
Château de Plaisir (2010) Château de Bagnolet (2015)

Expositions collectives
Un nuevo Sudan Madrid (1989) Sudan Cultural Week Festival - Maroc (1991) For a fair word - Oxfam Londres, Art contemporain Soudanais (1992) Goethe Institut Nairobi (1994) Mennonite Central Committee USA (1995) Sudan Cultural Week Festival Malaisie (1995) PAA YA PAA Arts Center Nairobi (1996/1997) East african art - Musée National de Nairobi (1997) Biennale international de Sharjah - UAE (1997) Artistes ontemporains du Soudan - camp Massai Nairobi Kenya (1998) - Art contemporain Soudanais Cardiif - RU (1999) Musée atelier Adzak Roy Paris (1999) Champigny sur Marne, Enghein les Bains, Veneux les Sablons.

1er prix du Salon d'art contemporain de Romainville (1999)

Amercian Community center Paris (2000) Ministère des finances Paris (2000) Salon des créateurs contemporains Rouen (2000)  - Espace Rives inédites (2002)

Créteil, Andresy, (2004) - Galerie Rivarts Paris (2004) 

Point info service Vernouillet (2006)

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Ahmed Elsharif Aboud - Aux portes de la transgression

La peinture d'Ahmed Elsharif Aboud nous égare dans des couleurs lumineuses et chatoyantes qui happent notre vision. Il nous suggère des silhouettes symboliques. Parmi les formes langoureuses qu'il propose, il est parfois difficile de se concentrer sur le détail qui souvent est dissimulé derrière des ombres ou caché par des voiles rappelant les origines de l'artiste.

Pourtant ces détails nous invitent à nous acheminer vers les portes de la connaissance à laquelle l'artiste aspirait. Portes, fenêtres, ouvertes ou fermées, elles sont des accès à un espace cosmique  qui nous est  inconnu. C'est aux mystères cachés derrière ces portes que l'artiste aurait voulu nous convier

Mystères qu'il a étudié, recherché pendant des années, sur la trace de la mémoire du peuple nubien. Détails et écritures gravées sur des tombes et pyramides du désert nubien révèlent une culture encore aujourd'hui peu connue, celle des pharaons noirs. Étude du soufisme et de la philosophie d'accès à la connaissance.
Car Ahmed Elsharif est originaire du nord du Soudan, terre du peuple nubien, berceau de

croisements de civilisations pharaonique, musulmane, copte etc. Sa démarche s'inspire des signes laissés par ces traces du passé et leurs interférences avec les figurations contemporaines en particulier celles des migrations, l'un des thèmes principaux qu'il aborde. Les migrations étaient chez les nomades du désert une tradition saisonnière. Les nomades s'éloignaient des terres du Nil lors des temps des pluies et des crues pour s'y rapprocher lors des périodes chaudes. Les migrations d'aujourd'hui sont sans retour et l'artiste, comme beaucoup de ses compatriotes, s'interroge sur les liens entre ces traditions et la vie actuelle.

Issu de l'école des Beaux-Arts de Khartoum, Ahmed Elsharif a commencé son parcours avec  une exploration sur les couleurs, produites localement à partir de teintures de tissus, avant l'arrivée de l'acrylique. Les matières pyramidales, sableuses, sont restituées avec des plâtres, des sables et des traits raffinés tracés à la seringue. Comme tous les jeunes artistes issus des Beaux-Arts de Khartoum, il s'interroge : comment l'artiste peut-il trouver une liberté de création dans un univers empli d'interdits. Dans quelle identité se projeter ? L'artiste le disait lui-même, il erre sur le chemin d'une quête intemporelle entre désir de modernité confronté au respect et à l'appropriation de la tradition. Il représente des scènes de vie toujours actuelles comme des photographies orientalistes qui seraient créés par des modèles contemporains se projetant sur leurs photos. Selfies picturales venus de l'intemporalité ?

Ahmed Elsharif a laissé de très nombreuses œuvres dans les pays où il a exposé : principalement Soudan, France, Canada  et a marqué ses contemporains par sa maitrise de la matière et de la couleur

A partir de 2006 gravement malade, il expose principalement dans la galerie atelier qu'il a ouvert à Khartoum où de nombreux artistes soudanais sont venus s'inspirer. Il y décède en 2018.